Un grandeur nature médiéval fantastique HUMORISTIQUE, organisé par Patrick Receveur, Thomas Forissier et Sébastien Gattet.

Une fois de plus, ce GN, est proposé à toute la populace joyeuse et ludique qui aime se costumer et brandir des armes en latex tout en hurlant des invocations un sac de farine et une banane dans chaque main! Les rôles sont nombreux et variés. Si vous ne savez pas quoi choisir, les orgas vous aideront, il reste toujours une place de fils de roi cherchant princesse et dot ou de puceau à offrir au monstroïde du coin. Et comme on dit par chez nous " engagez-vous qui disait, vous mangerez de la purée! " (avec du poulet bien entendu!)

Petites infos pratiques: Le GN sera joué dans la Forteresse de Couzan (Forez), le rendez vous est fixé le samedi 21 juin à 10h00 sur le parking du château. Le jeu finira le dimanche 22 à 17h00. 1h15 de lyon et encore moins de Saint-Etienne!

06.61.365.3.65 Sébastien
04.78.37.58.26 Thomas
06.03.62.23.93 Patrick

Intro
Gratte, gratte... CLAP!
Un de plus! Cela doit être l'aube. Ils ont tendance à se cacher quand le soleil darde ses rayons. Celui-la a failli manger mon dernier bout de banane. Je ne sais ce que je deviendrais sans lui, ou du moins, je ne le sais que trop bien...

Les vibrations des planches me torturent de manière plus régulières aujourd'hui. La tornade doit être passée. Cela crisse sur ma droite. Ce pas lourd, c'est le négociant en boisson des Suprêmes. J'en suis sur. Comme tous les matins, il comptes ses Légendes cachées dans sa fausse bedaine. Il doit apprécier le reflet du soleil naissant sur ses pièces d'or. Lui, il doit voyager dans une cabine luxueuse, sans rats, d'où il élabore ses prochaines transactions fructueuses. Surtout, que là-bas, personne n'ai encore arrivé à produire de la divine boisson. Son pas me rappelle toujours le conteur de mon village car il est rythmé par des petits cliquetis réguliers à chacun de ses mouvements. Il doit sûrement cacher les bruits émis par son tas d'or par des entrechoquements de chaînettes sur ses boutons, son ceinturons ou ses fibules.

En tout cas, je ne suis pas le seul à l'observer. Il y a toujours une ombre malodorante qui le suit sans jamais lui cacher le soleil. En général, ce clair obscur disparaît à la moindre apparition d'une des sept couleurs. La Pureté Prismatique est la plus ponctuelle de tous mes compagnons de voyage. Elle enchaîne toujours cantiques et sermons scandées par des voix de basse encore enrouées de sommeil peu avant la cloche chantante et cristalline annonçant le petit déjeuner. Le martèlement de leurs bottes et leurs chants se répercutent à travers tous mes os quand ils déclament leurs litanies ancestrales au rythme du tambour. Leur compagnie contient beaucoup de guerriers et bien qu'ils en gênent plus d'un sur les nouvelles terres , ils ont su nous garder des pirates. Leur frégate a fait demi tour quand ils ont vu les armes de la Pureté Prismatique. A moins que ce ne soit cet homme toujours de rouge vêtu, il a mis le feu à leur voilure noire par un claquement de doigts irrités et une phrase aux étranges sonorités.

Lui, il doit toujours être au chaud, parce que moi la nuit le claquement de mes dents ne me gêne même plus pour dormir. Mais cette nuit, j'ai bien dormi, l'air se réchauffe un peu plus chaque jour, et puis je vais pouvoir m'offrir un festin de roi dans quelques instant. Et dire qu'au début de la traversée je me plaignais de mon régime de bananes. Elle est loin cette période bénie. Je me rappelle encore mon embarquement de nuit et les cris juste avant le départ. Ils m'ont réveillé en sursaut car je croyais qu'ils m'étaient adressés.

Le créancier et ses humanoïdes de mains firent alors une erreur qui leur a permis d'apprendre beaucoup de choses sur des thèmes comme la miséricorde et la mansuétude. Ils poursuivaient un vociférateur endetté (c'est un joueur de jungle speed invétéré) sur mon navire en partance. Ce futur prophète partit prêché les Oulalaoïdes et autres indigènes étranges est un ami du capitaine. Je le sais, car ils murmurent souvent à propos de leur confrérie en cachette sans jamais mentionner son nom. Tout ce beau monde courraient donc sur le quai et déboula sur le ponton sans prévenir. Le navire est grand et ils mirent du temps avant de rattraper l'homin criblé de dettes devant des marins absorbés par la manoeuvre de partance. Puis la mêlée fit du raffut: l'un invoquant son suprême à grands cris stridents et les autres leur argent. Faute de Suprême présent, c'est le capitaine qui intervint avec ses gabiers maintenant disponibles afin d'interrompre la bastonnade sous l'oeil en arme mais indifférent de la Pureté Prismatique.

Interloqué, le créancier montra son bon droit par de nombreuses lettres prouvant l'endettement de son client. En tant qu'honnête humanoïde, il expliqua que les Porteurs de Message étaient au courant, ce que confirma leur représentant sur la nef par un hochement de tête. Lui et ses comparses voulaient juste ramener cet humanoïde à terre pour qu'il paie de sa personne son du et non qu'il parte pour les rivages enchanteurs du Grand Sud au delà des royaumes de l'ancien empire de Patom. Le capitaine, félidé aristocrate jusqu'au dernier poil de sa moustache et maître à bord, rendit sur l'heure son verdict. Pas d'argent sonnant et trébuchant pour le voyage: les rames.

Sur une galéasse, il y a toujours besoin de bras. Le papier monnaie, c'est bon pour les crédules et la roture. Pour l'autorisation de voyage vers le Gorewanna, il donna la parole à la Pureté Prismatique maîtresse en la matière. L'officier supérieur, jugea ainsi. Pas d'autorisation plus mise en scène grotesque pour monter sur un navire à destination des rivages protégés par la confrérie, le cas est grave. L'officier clément car il ne voulait pas que le capitaine perde ses nouveaux rameurs, n'appliqua pas la peine de bon pour " appât à monstroïde de catégorie humanoïdovore ". Il leur fit juste coupé la langue et le nez pour l'exemple et attaché à leur banc au milieu de la chiourme ramant pour dettes.

Depuis ce jour, je sais plus ou moins à quoi m'attendre moi qui n'ai ni autorisation ni or mais qui voulait tant partir. Je n'ose imaginer le sort qu'il réserverait au simple flûtiste indépendant que je suis. Ah, Gorewanna, je sais que la-bas, où tout est neuf et tout est sauvage, je ferais fortune comme me l'a prédit le grand maître du vent.

Mais pourquoi j'ai accepté ce plan de voyage par ce grand maître de Balo?

Croiser deux grands maîtres dans une taverne, le même soir, j'aurais du me méfier. Parce que se retrouver à voyager sur le bateau amiral de la Pureté Prismatique, dans un tonneau, avec des bananes et un piège à rats pour seuls compagnons pendant plus d'un mois, c'est long!

Et ce disciple de Balo qui me racontait que les farces les plus courtes sont les meilleures...

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